Jean-Luc BLEUNVEN

Député divers gauche de la 3e circonscription du Finistère / Kannad Goueled Leon

Lundi 17 février, s’est tenue au centre social Ti Lanvenec, à Locmaria-Plouzané, la réunion publique portant sur le numérique, animée par Jean-Louis Le Corvoisier.

Pourquoi une telle réunion ?

Le numérique représente la plus formidable révolution que l’humanité ait connue – formidable par son ampleur, par le saut qualitatif qu’elle implique, et par sa rapidité –, mais aussi la plus silencieuse. La révolution numérique est déjà à l’œuvre partout autour de nous, et jusque dans notre quotidien, mais avons-nous pris la mesure des changements qu’elle implique dans notre vie professionnelle, dans notre modèle économique ?

Pour entrer dans cette révolution, en faire partie, il me semble nécessaire de la comprendre. C’est pourquoi j’ai souhaité organiser cette réunion publique, afin de montrer que cette mutation pouvait être une opportunité plutôt qu’une menace pour l’activité des artisans, des commerçants, des entrepreneurs.

Je souhaitais également sensibiliser les élus des collectivités sur le fait qu’il leur appartient d’accompagner leurs administrés dans leur démarche de changement. Il s’agit de créer les façons de vivre ensemble avec cette connectivité.

Une opportunité à saisir

L’appropriation des outils numériques – c’est du bon sens – passe par la connaissance de leurs usages. Il est nécessaire de s’informer à leur sujet, voire de se former, pour ne pas rester en arrière et pour savoir les utiliser avec la plus grande pertinence.

Le numérique, via Internet, permet une plus grande visibilité, facteur positif pour le développement des activités. Pour autant, il ne doit pas être manipulé par des mains inexpertes. Il reste donc préférable de confier la création et le référencement d’un site web à des spécialistes compétents et soigneusement sélectionnés plutôt que de se lancer seul dans l’aventure, sous peine de mettre en place une « solution » coûteusement improductive.

Le passage au numérique ne doit pas se faire aux dépens de la relation humaine. Il faut savoir préserver ce lien et utiliser la technologie comme un moyen, un outil, et non comme un but en soi. Car au final, ce qui fera la différence, c’est bien la valeur ajoutée que l’être humain pourra apporter dans sa pratique professionnelle.

Des élus conscients des enjeux sur le territoire

Les élus, en tant qu’acteurs du territoire, sont eux aussi concernés par cette mutation. Ils doivent se demander comment la mettre à profit au service de leur collectivité. De plus, ils ont le devoir de réduire la fracture numérique entre les personnes connectées et les autres, en proposant des formations, des structures adaptées pour accompagner les citoyens dans le mouvement, tout en conservant une vigilance sur les évolutions en cours.

Grâce à des intervenants convaincus et passionnés, ainsi qu’à des questions très pertinentes ou des éclairages complémentaires venus des auditeurs présents, le débat a été de qualité et instructif. Les témoignages étaient concrets et ont permis de « dédiaboliser » le numérique et de lever un peu le voile sur les possibilités qu’il offre et l’adaptation nécessaire que celles-ci impliquent.

J’ai conclu en expliquant que l’on ne peut plus envisager les pratiques actuelles de la même manière qu’avant l’arrivée du numérique, parce que ce serait un risque pour le territoire que de ne pas inclure les nouvelles technologies dans les réflexions à l’œuvre. J’ai terminé en appelant les élus à un rôle de veilleurs et de tiers de confiance.

Categories: Français

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