Jean-Luc BLEUNVEN

Député divers gauche de la 3e circonscription du Finistère / Kannad Goueled Leon

colloque ARAPLa Bretagne est la première région agricole de France. Pourtant, celle-ci a perdu 1/3 de ses exploitations en 10 ans et chaque année, près de 6 400 hectares de terres agricoles sont artificialisés. Ce phénomène d’artificialisation qui s’explique par la périurbanisation de nos zones rurales provoque une diminution de nos terres agricoles deux fois supérieure à la moyenne nationale.

La tension régnant autour de cette ressource indispensable s’explique également par la concurrence existant dans le monde agricole avec un modèle qui jusqu’ici prévaut, celui du toujours plus grand, toujours plus étendu. Résultat, 20 % des exploitations trustent la moitié des terres à vocation agricole.

Autre indicateur important ayant trait au foncier, celui du nombre de porteurs de projets cherchant à s’installer : 1 600 en Bretagne à ce jour !

La question foncière a toujours été un élément central de la politique agricole, ce qui explique que la puissance publique a constamment recherché les moyens de régulation, d’encadrement du foncier agricole ; contrôle des structures des exploitations, intervention des SAFER, loi du 27 juillet 2010 qui a notamment créé un observatoire de la consommation des espaces agricoles, et aujourd’hui, loi d’avenir sur l’agriculture.

ARAP-95Mon propos, au cours du colloque de l’ARAP (association régionale pour l’agriculture paysanne) le 3 décembre à Ploërmel a  porté sur ce projet de loi d’avenir sur l’agriculture, la consommation et la forêt. En conclusion, j’ai rappelé les dispositions proposées par la Loi dite ALUR, qui propose notamment un dispositif de protection des terres agricoles, et qui démontre que notre majorité sait faire preuve de cohérence dans son action.

« L’agriculture Française et les secteurs agroalimentaires et forestiers doivent relever le défi de la compétitivité pour conserver une place de premier plan au niveau international et contribuer au développement productif de la France ». Le projet de loi se dote de trois objectifs pour répondre à ce défi : conserver une base productive capable de participer aux équilibres alimentaires mondiaux, assurer un haut niveau de sécurité sanitaire, et réduire les impacts négatifs de l’agriculture sur les milieux naturels. Depuis les années 60, la notion de modernisation a trop systématiquement été liée à un agrandissement permanent des exploitations. Le projet de loi contient 7 titres, et 39 articles. La question du foncier agricole est traitée dans les articles 11 à 16 que j’ai commentés au cours de ce colloque.

Vous pouvez consulter la totalité de mon intervention ici.

Categories: Français

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