Jean-Luc BLEUNVEN

Député divers gauche de la 3e circonscription du Finistère / Kannad Goueled Leon

 

Le 19 mars dernier, après 50 heures de débats, la Représentation nationale a adopté le projet de loi pour la refondation de l’école. Ce texte vient concrétiser les engagements de notre Président de la République, qui a érigé comme prioritaire la refondation de l’école. Comme l’ensemble de mes collègues, je me réjouis des dispositions figurant dans cette loi, qui vient traduire notre volonté commune de construire l’école de demain, juste pour tous et exigeante pour chacun. Je serai particulièrement vigilant et attentif à la mise en œuvre concrète de ces mesures sur notre territoire.

Le projet de loi, désormais approuvé par l’Assemblée nationale sera prochainement étudié par le Sénat. Ce texte majeur de notre législature concrétise notre engagement qui est de donner la priorité à la jeunesse.

En prêtant une attention particulière aux premiers apprentissages, la loi fait du primaire la véritable priorité de notre système scolaire. En outre, en créant 60 000 emplois en faveur de l’enseignement au cours des prochaines années, la majorité parlementaire répond aux mesures des précédents gouvernements qui avaient particulièrement affaibli nos structures scolaires : 75 000 emplois en moins entre 2007 et 2012, RASED laminés, marginalisation de la scolarisation des moins de trois ans…

Ce texte permettra d’affecter 14 000 postes d’enseignants supplémentaires au premier degré, il facilitera le développement de la scolarisation des enfants de moins de trois ans et fera de l’éducation  artistique et culturelle pour tous, un aspect majeur de la scolarité. Une langue vivante étrangère sera enseignée à compter du cours préparatoire (CP), et des projets pédagogiques communs seront mis en place entre l’école primaire et le collège. Par ailleurs, en créant un service public du numérique éducatif, la Représentation nationale démontre qu’elle est soucieuse de répondre aux défis de notre temps.

Sans vouloir dresser une liste exhaustive des avancées que présente ce texte, je voudrais souligner le travail que nous, parlementaires, avons réalisé en proposant des amendements, qui reflètent les attentes, les remarques, les observations, des différents acteurs du système éducatif que nous avons rencontrés. C’est ainsi que nous avons obtenu la création de postes et un renforcement du dispositif des RASED, une meilleure prise en compte de la scolarisation des enfants en situation de handicap, la limitation du recours au redoublement, ou encore des mesures en faveur de la politique de santé à l’école.

En revanche, je regrette que les amendements proposés visant à donner une plus grande place aux langues régionales dans le système éducatif n’aient pas été acceptés par la majorité de mes collègues. S’il s’avère que le texte doive être délibéré en deuxième lecture à l’Assemblée nationale, alors je serai parmi ceux qui défendront de nouveau ces amendements. Je pense notamment à l’amendement de l’article 31 que j’avais proposé pour que les écoles puissent choisir de faire de l’initiation aux langues régionales plutôt qu’à une langue étrangère en CP, ainsi que l’amendement de l’article 12 qui clarifiait la question des dérogations scolaires pour les établissement d’enseignement en langues régionales.

Retrouvez l’ensemble du dossier législatif ici

Categories: Français

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