Jean-Luc BLEUNVEN

Député divers gauche de la 3e circonscription du Finistère / Kannad Goueled Leon

Guy Mordret, chef d’entreprise, nous donne son avis sur la place des TPE dans l’économie.

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À l’heure où le pouvoir politique se pose la question de la compétitivité des entreprises françaises dans l’économie mondiale, il n’est pas inutile de se poser la question du poids économique des TPE (Très Petites Entreprises) dans l’économie des territoires.

Certes, la production de certains biens, équipements ou services ne peut s’effectuer que grâce à l’industrie ou à des entreprises d’une taille minimale suffisante. La question de la ré-industrialisation ou du maintien de l’industrie dans les régions françaises et de la conservation de compétences et des savoirs faire est un sujet hautement stratégique qui nécessite des actions spécifiques au niveau du gouvernement.

Parallèlement à cette désindustrialisation, s’est développée une économie de petites entreprises dans les secteurs de l’artisanat, des services, et éventuellement de la production. En France, le nombre d’entreprises est de 3 432 089 (Source INSEE au 1er Janvier 2010), dont 65% sont des entreprises individuelles sans salariés et 28% sont des entreprises de moins 10 salariés (comme la mienne), soit 93% d’entreprises de 0 à 9 salariés … représentant environ 11 millions d’emplois salariés et non salariés.

Salariés ou entrepreneurs de TPE, nous consacrons au moins 7h/jour à travailler, à produire des biens et des services, et cette activité génère un salaire ou une rémunération pour chacun d’entre nous, et une richesse non négligeable pour le territoire et le pays à travers la redistribution par l’impôt ou les cotisations sociales.

Sachant qu’au moins 1/3 des emplois de ce pays sont dans les TPEs, que la richesse (PIB) de la France repose sur le travail de tous les salariés de ce pays, n’est-il pas urgent de se pencher sérieusement sur le développement de ces entreprises ?

On dit que la faiblesse de l’économie de la France vient de son manque de PMEs ou d’ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire), contrairement à l’Allemagne. Ne peut-on utiliser  le réseau de TPEs de la France comme un atout ? En d’autres termes, faisons d’une faiblesse, une force. Imaginez que l’on permette à 1 million d’entreprises d’embaucher 1 salarié … Le travail ne manque pas, nos impératifs de rentabilité  nous empêchent de recruter.

Je vous propose d’engager une réflexion sur le thème des TPE et leur place dans la société, qui pourrait déboucher sur un livre blanc, remis au gouvernement.

Categories: Français

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