Jean-Luc BLEUNVEN

Député divers gauche de la 3e circonscription du Finistère / Kannad Goueled Leon

hollande-okMardi dernier, le président de la République a livré la troisième conférence de presse de son mandat.

Vers une politique de l’offre…

Son intervention a surtout été marquée par l’annonce d’un pacte de responsabilité. L’ambition du Président est de régler le principal problème de notre économie qui est la baisse de la production. Je le rejoins lorsqu’il rappelle que les dispositifs d’urgence mis en place par notre majorité (emplois d’avenir et contrats d’urgence) ne suffisent plus à inverser la courbe du chômage. Notre politique incitative a des résultats, mais in fine, la création d’emploi proviendra des entreprises.

C’est pourquoi le Président considère que notre politique doit favoriser le développement de « l’offre ». Cela passe par un allègement du coût du travail, d’où la proposition de supprimer les cotisations familiales payées par les entreprises. Cette mesure représente l’équivalent de 37 milliards d’euros. Par ailleurs, la fiscalité des entreprises doit faire l’objet d’une véritable modernisation, tandis que le processus de simplification des normes doit encore s’intensifier, notamment pour les 10 actes clé de la vie d’une entreprise.

… En contrepartie d’avancées sociales importantes…

Cette politique favorable au développement de l’offre, et par voie de conséquence aux entreprises n’est pas un blanc-seing délivré au monde entrepreneurial.  Des contreparties en matière d’embauche, de qualité d’emploi, de formation, de rémunération, et de dialogue social seront exigées.

Un calendrier a été fixé. Dès le 21 janvier, le pacte de responsabilité sera lancé, avec la réunion des partenaires sociaux à l’Elysée. En avril, un document de synthèse, issu des négociations avec les partenaires sociaux, et sur lequel le gouvernement engagera sa responsabilité, sera présenté au Parlement.

… Sans transfert de fiscalité vers les ménages !

François Hollande a par ailleurs été clair sur le financement de ce pacte ; il n’y aura pas de transfert de fiscalité vers les ménages ! Il s’est ainsi engagé à réduire de 50 milliards les dépenses publiques, soit 4 % du PIB. Contrairement aux pratiques du quinquennat précédent incarnées par la funeste RGPP (révision générale des politiques publiques), l’assainissement de nos finances publiques proviendra de réformes structurelles, et non pas de coupes aveugles. Ces économies seront réalisées en redéfinissant les missions de l’État, en maîtrisant les dépenses sociales, et en procédant à une refonte de l’organisation territoriale.

Sur ce dernier point, je constate que de nombreuses voix se font entendre pour promouvoir l’accélération du mouvement vers plus d’intercommunalité et plus de pouvoir pour nos régions.  Je m’en réjouis, naturellement, ces déclarations étant en parfaite adéquation avec mes différentes prises de position sur le sujet (voir articles du 02/05/2013, 26/11/2013-1, 26/11/2013-2, 06/12/2013, 20/12/2013 et 23/12/2013). La population nous attend sur cette question. A nous parlementaires, en lien avec les élus locaux, d’offrir le cadre législatif qui permettra de moderniser l’action publique.

Categories: Français

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